Dimanche 11 septembre 2005 7 11 09 2005 00:00
Aujourd'hui, j'ai fait une descente dans une librairie.
J'ai mordu tout ce que je pouvais.
Et je suis tombé sur un bout de viande dont j'ai mis la comestibilité en question.
Je me suis approché du berger, et l'échange suivant, véridique, a eu lieu :
- "Vous connaissez ce livre? Vous savez s'il est bien?
- C'est pour un enfant de quel age?
- Euh... 27 ans."

Au final, j'ai mordu deux Marie-Aude Murail, un Daniel Pennac, un vieux livre disparu de Georges Perec, le dernier Houellebec, le premier Baudelaire de Lemony Snicket. Je restais sur ma faim. Ni ma biographie d'Olivia Goldsmith, ni mon guide du voyageur galactique n'étaient disponibles.
(Je n'ai pas cité les noms des romans afin de conserver leur anonymat)

Puis j'ai erré dans la citadelle, lorsqu'une bergère s'approcha de moi avec un pistolet, vous savez, un pistolet qu'ils utilisent pour trouer les oreilles des vaches et y mettre des étiquettes. Avant que je n'eu le temps de grogner ouf, elle me perça l'oreille gauche. Je me suis agité, cassant la tige qui est restée coincée dans la chair. Avec mes pattes, je n'arrive pas à l'enlever.

Ce soir, je comptais aboyer toute la nuit, car je rêve de devenir le premier coyote aboyeur de blues.
Un pâtre a planté sa tente à coté de mon antre. Si je fais trop de bruit, il me fera la chasse.

Alors, je me ferais discret  jusqu'à l'aube, des romans entre les crocs, de l'argent dans mon oreille, et de la musique dans la gueule.

 
Par CoYoTE - Publié dans : Blablasfème
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