Mardi 18 octobre 2005
"Je t'aime tellement que ça se saurait"
Et...
...
... c'est tout?
Ce n'est pas possible, ça ne peut pas être ça, ca n'est pas fini, ça ne veut rien dire, "Je t'aime tellement que ça se saurait".
Tu m'aimes, tu me l'as dit, tellement fort que... que quoi? Je m'attendais à une métaphore éclatante, ou au moins éclatée, à une image dessinée avec des mots, à un bout d'absolu ou quelque chose de chaud, je m'attendais à une puissance impossible.
Mais "que ca se saurait"? Qu'est-ce qui se saurait? Ca se saurait si tu m'aimais, c'est ça? C'est comme ça qu'on l'entend, cette tournure, d'habitude, non? C'est ce que tu voulais dire? Que tu ne m'aimes plus? C'est la phrase qui brise notre habitude? Dois-je comprendre que le bonheur est en conditionnel? Qu'on ne sait pas ce qui nous pousse à aimer? Je n'y comprends rien...
Juste, si tu m'avais dit que tu m'aimais simplement, cela m'aurait suffit. Même si ce n'étaient que des mots, même si la réalité en aurait fait un mensonge tendre. Mais là, ça n'a pas de sens. ll manque plus que de la vérité à la fin de ta phrase. L'Amour est au dessus de tout, l'Amour est en dessous de tout, on l'a appris tout les deux quand sa Bulle nous a fait perdre l'orientation, l'autre comme seul repère. Et maintenant qu'elle a éclaté, je dois me débrouiller avec ça?
Ou alors n'ai-je pas compris un double-sens, un sens caché, peut-être entre les mots, peut-être entre les lettres, peut-être aurais-je dû regarder plus attentivement dans ton regard et tenter de percer le secret dont tu m'as montré la boîte noire après l'accident.
Ta phrase, c'est n'importe quoi. On ne s'interesse pas au n'importe quoi, sauf quand il s'agit d'Amour. Celui-là, j'ai à coeur de le comprendre, je n'en aurai rien à faire sinon, les gens disent n'importe quoi à tout bout de chants, on ne va pas s'embêter à comprendre, parfois, il n'y a rien à comprendre, le reste du temps, on fait exactement comme si. Mais je ne peux pas me contenter de penser que le temps n'a fait que passer huit fois crocheté à tes lèvres.
Je te connais trop bien. Tout est fonctionnel, chez toi. Tout a un sens, tout en a toujours eu, tu connais chaque effet, chaque raison, la puissance et la valeur profonde de chaque mot. Tu n'as pu les prononcer que parce qu'ils représentaient la synthèse absolue de ta pensée. Alors, est-ce que c'est moi? Est-ce la marque définitive de notre décalage? Est-ce que je ne suis pas assez intelligent, ai-je manqué un contexte important, qui l'a été pour toi, et qui, si je ne l'avais voilé d'une ignorance insensible, m'aurait permis de saisir ton message?
Peut-être n'étais-tu pas à entendre? Peut-être n'avais-tu rien à me dire. Peut-être as tu offert au silence un luxe, pour une nuée de beauté ironique ou nécessaire que je serais prêt à considérer, je te le promets, sans même être complétement capable d'en saisir la moindre trace, je pourrais accepter sa présence et faire semblant de la voir.
Depuis que j'ai cherché à comprendre, je n'ai eu que des questions dépourvues de leurs âmes soeurs.
Chaque jour que je lève, je fais l'erreur de chercher encore ces réponses.
"Je t'aime tellement que ça se saurait"
Pour un temps, je me suis condamné tout seul à fabriquer une essence avec le poison de ce paradoxe.
...
... c'est tout?
Ce n'est pas possible, ça ne peut pas être ça, ca n'est pas fini, ça ne veut rien dire, "Je t'aime tellement que ça se saurait".
Tu m'aimes, tu me l'as dit, tellement fort que... que quoi? Je m'attendais à une métaphore éclatante, ou au moins éclatée, à une image dessinée avec des mots, à un bout d'absolu ou quelque chose de chaud, je m'attendais à une puissance impossible.
Mais "que ca se saurait"? Qu'est-ce qui se saurait? Ca se saurait si tu m'aimais, c'est ça? C'est comme ça qu'on l'entend, cette tournure, d'habitude, non? C'est ce que tu voulais dire? Que tu ne m'aimes plus? C'est la phrase qui brise notre habitude? Dois-je comprendre que le bonheur est en conditionnel? Qu'on ne sait pas ce qui nous pousse à aimer? Je n'y comprends rien...
Juste, si tu m'avais dit que tu m'aimais simplement, cela m'aurait suffit. Même si ce n'étaient que des mots, même si la réalité en aurait fait un mensonge tendre. Mais là, ça n'a pas de sens. ll manque plus que de la vérité à la fin de ta phrase. L'Amour est au dessus de tout, l'Amour est en dessous de tout, on l'a appris tout les deux quand sa Bulle nous a fait perdre l'orientation, l'autre comme seul repère. Et maintenant qu'elle a éclaté, je dois me débrouiller avec ça?
Ou alors n'ai-je pas compris un double-sens, un sens caché, peut-être entre les mots, peut-être entre les lettres, peut-être aurais-je dû regarder plus attentivement dans ton regard et tenter de percer le secret dont tu m'as montré la boîte noire après l'accident.
Ta phrase, c'est n'importe quoi. On ne s'interesse pas au n'importe quoi, sauf quand il s'agit d'Amour. Celui-là, j'ai à coeur de le comprendre, je n'en aurai rien à faire sinon, les gens disent n'importe quoi à tout bout de chants, on ne va pas s'embêter à comprendre, parfois, il n'y a rien à comprendre, le reste du temps, on fait exactement comme si. Mais je ne peux pas me contenter de penser que le temps n'a fait que passer huit fois crocheté à tes lèvres.
Je te connais trop bien. Tout est fonctionnel, chez toi. Tout a un sens, tout en a toujours eu, tu connais chaque effet, chaque raison, la puissance et la valeur profonde de chaque mot. Tu n'as pu les prononcer que parce qu'ils représentaient la synthèse absolue de ta pensée. Alors, est-ce que c'est moi? Est-ce la marque définitive de notre décalage? Est-ce que je ne suis pas assez intelligent, ai-je manqué un contexte important, qui l'a été pour toi, et qui, si je ne l'avais voilé d'une ignorance insensible, m'aurait permis de saisir ton message?
Peut-être n'étais-tu pas à entendre? Peut-être n'avais-tu rien à me dire. Peut-être as tu offert au silence un luxe, pour une nuée de beauté ironique ou nécessaire que je serais prêt à considérer, je te le promets, sans même être complétement capable d'en saisir la moindre trace, je pourrais accepter sa présence et faire semblant de la voir.
Depuis que j'ai cherché à comprendre, je n'ai eu que des questions dépourvues de leurs âmes soeurs.
Chaque jour que je lève, je fais l'erreur de chercher encore ces réponses.
"Je t'aime tellement que ça se saurait"
Pour un temps, je me suis condamné tout seul à fabriquer une essence avec le poison de ce paradoxe.
Par CoYoTE
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Publié dans : Blablasfème
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